Chronique du changement : Investir dans le durable

Par Jules Cruzado, PRIME ENERGY CLEANTECH S.A.

Chers lectrices et chers lecteurs,

Lors de ma  chronique du 19 décembre dernier, je vous avais fait une ébauche des possibilités d’investissements dans le durable ;  je voudrais ici compléter cette esquisse. Outre l’investissement direct et personnel par le biais d’installations de production d’énergies renouvelables – solaire, éolienne, biomasse, pompes à chaleur – à la maison, dont le principal inconvénient, en Suisse du moins est la lenteur des procédures d’autorisation, il est possible d’investir de façon responsable et durable par différents biais sur les marchés boursiers, que ce soit en actions ou en obligations, soit directement soit en passant par des fonds d’ investissements, qui utilisent ces véhicules d’investissements, voire encore via des fonds de Private Equity.

Au moment d’investir, il faudra tenir compte de deux facteurs principaux :

  • L’ horizon – temps de l’investissement.
  • Le risque.

L horizon temps se définit très facilement en théorie du moins par la durée dont l’investisseur pense ne pas disposer de son capital investi ;  en général, plus on est jeune, plus cette durée est longue ; ainsi, pour des enfants, dont le principal besoin est de se constituer un capital pour financer des études quand ils seront parvenus à l’âge adulte, cet horizon temps peut se calculer en plusieurs lustres. En revanche, pour une personne approchant de l’âge de la retraite qui ne veut pas laisser des avoirs pour sa descendance, cet horizon temps pourra être plus restreint. On dit aussi que plus l’horizon temps est éloigné plus on peut assumer des risques.

Le risque se définit par la propension d’un actif à fluctuer dans le temps ; les actions et les matières premières font partie des actifs les plus fluctuants, tandis que les placements en obligations ou papier monétaire à court terme – placements fiduciaires – ont une tendance à moins fluctuer.  Jusqu’ à récemment du moins, la théorie selon laquelle le risque est « récompensé » par la longueur de l’horizon temps, en une rentabilité supérieure aux placements sans risque était avérée.

Néanmoins depuis les crises des subprime,  et de la dette, cette théorie est invalidée et on voit désormais les marchés obligataires surperformer les marchés en actions, comme le démontre le graphique ci dessous où l’on voit la ligne bleue du marché obligataire surpasser les lignes rouges et oranges des différents marchés actions (US et Europe).

Les lignes noires et jaunes représentent le prix du pétrole brut et de l’or, leurs fluctuations – risque étant beaucoup plus grandes que celles des autres actifs.

pastedGraphic Chronique du changement : Investir dans le durable

 

Le risque dans les marchés est de deux types : celui de la société dans laquelle on investit et celui de l’ensemble du marché ; en général, le premier risque peut être mitigé par une diversification, c’est ce que ma grand mère appliquant en ne mettant pas tous ces œufs dans le même panier, et c’est ce que proposent des fonds d’investissements, qui table sur une faible corrélation entre les différents investissements pour pondérer le risque.  Le risque du marché peut être contrecarré par différentes stratégies de protection du capital, qui recourent aux options et que l’on retrouve dans les fameux  hedge funds.

Pour en revenir aux investissements durables, je me suis encore une fois amusé à rechercher à l’aide d’un moteur de recherche d’une grande banque de la place quelques fonds d’investissements susceptibles d’intéresser des investisseurs dans le développement durable : en tapant Actions durabilité j en ai trouvé 32 dont le meilleur donne sur une année une rentabilité au 30 novembre 2011 (les chiffres 2010 n’ont pas encore été publiés) de +3,05% et le pire de -30,29%.

En tapant Obligation durabilité meilleure de leur catégorie, le moteur m’en propose 35, dont 6 exclusivement en francs suisses ; le meilleur a offert une rentabilité de +1,45% et le pire de -10,34%. Parmi ceux en francs suisses, le meilleur a donnée +1,45% tandis que le pire a donné du -4,25%.  Quand on analyse la composition de ces fonds obligataires on s’aperçoit que la plupart ont des postions importantes dans le secteur bancaire européen (Bayerische Landesbank, IADB en sont quelques exemples représentatifs et des pays européens (les Pays Bas étant très bien représentés). En voyant cela, l’investisseur attentif au développement durable de la planète peut légitimement se demander si ce type de fonds est bien représentatif.

Chez Prime Energy Cleantech S.A, nous sommes d’avis qu’il faut offrir aux investisseurs la possibilité d’investir dans des énergies 100% renouvelables, tout en en le préservant des risques des marchés ; en scrutant les diverses possibilités d’investissements, comme je l’ai démontré dans cet article, l on s’aperçoit que l’offre actuelle pêche par un défaut au niveau de la composition des fonds et que ces fonds, fussent ils obligataires ne sont pas a l’abri de fluctuations négatives.

Personnellement j’ai trouvé une solution : pourquoi ne pas nous accompagner dans notre démarche ? Je vous invite dès lors à consulter le lien suivant :

http://www.prime-energy-cleantech.ch/relations_investisseurs.html

Avec mes meilleurs vœux pour l’année 2012.

 

 



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