Une nouvelle qui réjouira les plus espiègles d’entre nos enfants
Par Jules Cruzado, PrimeEnergy Cleantech.
Une nouvelle qui réjouira les plus espiègles d’entre nos enfants :
On peut faire de l’électricité avec de l’urine !
Des chercheurs de l’Université de l’Ohio, aux Etats Unis, ont obtenu des résultats très satisfaisants dans le domaine de l’extraction d’énergie a partir de l’urine humaine, par le biais d’un dispositif appelé Greenbox qui nettoie les eaux résiduelles pour produire de l’énergie d’ hydrogène.
Le dispositif est l’invention de la chercheuse Gerardine Botte qui l’a développée au sein de sa propre entreprise E3 Technologies LLC.
Depuis plus de cent ans, on sait comment produire du courant électrique à partir d’ une réaction électrochimique entre l ‘hydrogène et l’oxygène ; La Greenbox ne fait qu’exploiter cette possibilité. La Greenbox a été conçue pour nettoyer les eaux usées commerciales et agricoles et produire de l’énergie à partir de l hydrogène. . A travers un processus de électrolyse à basse énergie, le dispositif convertit l’ammoniaque et l’ urée, présents dans les eaux usées en hydrogène, nitrogène et de l’eau pure. Au niveau de l’environnement c’est très positif quand on sait que 99% de l’ hydrogène produit s’obtient par le biais de la consommation de combustibles fossiles tels que le pétrole ou le gaz, selon une étude du World Watch Institute. Gerardine Botte pense que la Greenbox peut avoir des applications immédiates auprès des entreprises situées dans des contrées peu peulées, ainsique que sur les usines de retraitement des eaux usées.
A titre d’exemple, elle cite que si on pouvait entreposer l’urine des 24’000 étudiants de l’Université de l’Ohio où elle travaille, l’hydrogène extrait pourrait générer de l’ électricité pour 60 bâtiments du campus. Cette technologie pourrait aussi aider à faire face a l’élimination de l’ ammoniaque considéré par l ‘ EPA ( Environmental Protection Agency) comme une toxine dangereuse pour l’ environement. Cet ammoniaque présent dans les eaux usées provenant de sources agricoles et industrielles a un impact non négligeable sur la qualité de l’air et sur les nappes phréatiques superficielles et souterraines